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La réflexion poursuivie au niveau du Collège EPP-HGE va
dorénavant s'articuler autour de 2 axes. Tout d'abord, la loi HPST qui
reprend les fondamentaux de ce que devrait être l'avenir de ce que nous
pouvons continuer d'appeler la FMC en la décrivant sous 6 items :
l'évaluation EPP, la FMC proprement dite, ce qui devrait correspondre à
une acquisition de connaissances nouvelles ou au rafraichissement
d'anciennes, la qualité des soins, la sécurité, les objectifs de santé
publique, enfin la maitrise médicalisée. Le deuxième objectif va être
l'optimisation des outils au service de ces objectifs.
Il n'échappera à
personne que les 6 objectifs contenus dans la loi comportent des
redondances, il n'échappera pas non plus que tous ces objectifs ont
finalement été abordés dans les outils proposés par le Collège. En effet,
nous disposons, à l'heure actuelle, de 3 outils dont vous pourrez
bénéficier en 2010 grâce à une nouvelle procédure non
présentielle. Ces 3 outils sont pour les 2 premiers, MEHGE et easyPP,
centrés sur le respect de l'Acbus portant sur les indications de la
coloscopie de contrôle après polypectomie, dans le respect des
recommandations HAS de 2004. Le troisième outil, easyMICI, vise à vous
permettre d'optimiser la prescription médicamenteuse en matière de MICI
et, plus particulièrement, en optimisant la prescription de molécules
innovantes.
Ces 3
outils permettent de satisfaire les 6 objectifs, rappel ou intégration de
connaissances, EPP suivant le schéma (un peu sommaire) de la roue de la
qualité, qui a le mérite de souligner le caractère continu de cette
démarche. A ce propos, commentaire off en direction de ceux qui ont créé
des programmes d'EPP dans le cadre de la certification des établissements
: les indicateurs de suivi doivent être bien choisis, c'est-à-dire portant
sur des items améliorables dans un délai relativement court ; ainsi,
suivre la préparation est correct, suivre les indications de coloscopie de
contrôle aussi, suivre les accidents n'est pas un bon indicateur car,
souhaitant qu'il n'y en ait aucun, leur survenue, heureusement rare, n'en
fait pas un indicateur de suivi pertinent, d'autant que la prévention est
en amont. La qualité est incluse dans ces actions, la sécurité réside dans
la bonne prescription de ce qui est nécessaire au patient soit par notre
action, sécurité active, soit par notre abstention, sécurité passive, nous
éloignant ainsi d'un principe de précaution politico-médiatique dévoyé
n'offrant de place qu'à une démarche d'abstention. Les objectifs de santé
publique sont au cœur de notre action puisqu'ils visent ce qui
spontanément nous intéresse le plus, à savoir ce qui est grave et
fréquent, sans oublier cependant les autres pathologies plus rares ou plus
bénignes. Enfin, la maitrise médicalisée est aussi un objectif majeur,
tant il est nécessaire de dégager des ressources pour faire face aux
nouveaux défis.
Plus en avant
dans notre réflexion, l'EPP, qui est le centre de notre action puisque
notre organisme a été agréé pour l'organiser, devrait, à l'avenir, se
conjuguer plus en aide qu'en contrainte. L'informatisation, encore
embryonnaire, du dossier médical pourrait s'accompagner de modules d'aide
à la prescription et de modules d'évaluation nous permettant d'être en
permanence confrontés, et ceci par simple affichage automatisé, à la
réalité de notre pratique face aux recommandations et de pouvoir en tirer,
en temps réel, des informations, voire des avertissements s'il
apparaissait que nos modalités d'action ou de prescription divergent. La
mise en place à venir du DMP sera précédée, pour ce qui nous concerne, par
la mise en place du DMPro, dossier communicant créé et incrémenté par les
médecins intervenant autour d'un patient pour y ajouter les données
médicalement pertinentes. C'est à partir de cet outil que notre créativité
devra nous permettre d'associer l'EPP du futur, outil à notre service ne
comportant plus, dès lors, aucune perte de temps médical mais intervenant
de façon automatisée comme une aide.
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