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Les
mandats électifs sont des bornes dans notre vie professionnelle. Notre
engagement dans le Conseil d’Administration du SYNMAD remonte à 1988, au
moment où Claude Maffioli a été élu pour succéder à Jean Guillard. Plus de
vingt ans d’apprentissage, de combats, pour être amené, depuis 2001, à
être le décideur final au nom du syndicat. En effet, tous ceux qui
abordent une présidence syndicale, même s’ils ont été pendant de
nombreuses années dans le Conseil d’Administration, dans le Bureau,
constatent la difficulté de franchir la dernière marche où, à tout moment,
même entouré de conseillers et d’amis, le poids décisionnel repose sur
celui qui l’exprime au nom de tous.
Au cours de ces années, nous avons été amenés, avec vous,
à mener de nombreux combats pour faire reconnaître l’importance de notre
spécialité malgré les jalousies et les attaques, défendre les différents
modes d’exercice. C’est une tâche complexe, face à la multiplicité des
intérêts, des contraintes géographiques ou des spécificités d’exercice.
L’idée de ceux qui avaient été à l’origine de la création du CREGG, en
lutte alors avec une petite cohorte d’hospitalo-universitaires,
matérialisée par les propos de J.J Bernier en 1981 à ce qui allait devenir
plus tard les Journées Francophones, méprisant l’exercice des
hépato-gastroentérologues de ville et ne trouvant grâce à ses yeux que
quelques services hospitalo-universitaires, si possible parisiens. Cette
révolte qui nous a animé a été productive pour la spécialité, puisqu’elle
permet maintenant d’avoir deux composantes, libérale et hospitalière, qui
s’estiment, se respectent, et constituent un équilibre indispensable pour
la spécialité, sans hégémonie des uns par rapport aux autres. C’est ce que
nous avons mis près de dix ans à obtenir et qu’il faut conserver comme un
joyau précieux.
Chaque Président réagit avec sa sensibilité
et son tempérament, nous assumons toutes les actions que nous avons
menées, tous nos écrits, tous nos propos, y compris lorsque nous avons
fait des erreurs sur des décisions ou des personnes. Ceci fait partie de
la vie publique et constitue un aléa syndical. L’essentiel de notre action
a été de défendre la grande majorité des hépato-gastroentérologues car
tous ceux qui ont des exercices particuliers et privilégiés ne le peuvent
que grâce à la force de la profession et de ceux qui suivent, au
quotidien, nos patients. S’il faut avoir un regret, et celui-ci est lié
aux aléas des politiques conventionnelles et des gouvernements, c’est de
ne pas avoir pu revaloriser les tarifs opposables, indispensables aux
hépato-gastroentérologues exerçant en secteur 1, même si nous avons pu, à
travers le C2, améliorer leurs revenus, comme le montrent les derniers
chiffres de la DREES. C’est la raison pour laquelle nous nous battrons, au
sein de l’UMESPE et de la CSMF pour la mise en place d’un secteur
optionnel, à terme ouvert à tous.
Pour terminer, c’est avec plaisir que nous passerons le
relais à Thierry Helbert. Il saura, avec sa sensibilité, poursuivre
l’œuvre de ses prédécesseurs et méfiez-vous de ceux qui paraissent trop
gentils : lorsqu’ils ont à vous défendre, ils savent être efficaces et
pugnaces. A titre d’exemple, mon ami Robert Castro est certainement celui
que j’ai vu, parfois, face à l’Assurance Maladie, le plus agressif, voire
aux limites de l’interpellation personnelle de certains responsables. Et
pourtant, Robert est un gentil marseillais. Pour terminer, nous
voudrions remercier tous ceux qui nous ont accompagnés dans les Conseils
d’Administration, les représentants régionaux et départementaux, tous ceux
qui nous ont, d’une manière anonyme, interpellés ou aidés et enfin, le
secrétariat technique, assuré à Paris par Graciette Bacoco et à
Saint-Laurent du Var par Anne Debatisse.
C’est un chapitre de
notre vie professionnelle qui se ferme. Continuant à avoir des
responsabilités au niveau de l’UMESPE et de la CMSF, je vous dis donc «au
revoir», continuant notre mission d’enseignement au niveau international
dans le cadre de l’OMED, je vous dis «goodbye», et enfin, passionné par le
développement des endoscopes avec nos amis ingénieurs japonais, je vous
dis «sayonara».
Merci
à tous.
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