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Comme nous l’avions fait l’année dernière, sur une idée de
Thierry Helbert, nous avons décidé d’organiser, chaque année, un symposium
professionnel dans le cadre des Francophones, sous l’égide du SYNMAD. Ceci
précède une courte assemblée générale puisque, en dehors du côté
statutaire, les relations entre le Bureau et les adhérents se font d’une
manière continue tout au long de l’année, à travers le journal faxé, les
messages électroniques, et vos interrogations. Cette année, le thème
choisi était de débattre sur la loi «Hôpital, Patients, Santé et
Territoires», dite «loi Bachelot», et ses conséquences pour les
hépato-gastroentérologues, qu’ils exercent dans le secteur libéral ou le
secteur hospitalier.
Il
revenait à Olivier Mariotte, consultant reconnu, de nous expliquer les
principes de cette loi et l’importance de rendre plus efficace notre
système de santé. Personne ne conteste l’importance d’une réforme
hospitalière, attendue depuis de nombreuses années, pour lui donner plus
d’efficience, personne ne conteste la nécessité de mieux faire travailler
ensemble la ville et l’hôpital. Tout le dilemme, arbitré par le
gouvernement, était de prendre l’optique du Préfet Ritter, forcément axée
sur l’administration ou le rapport du Député Bur, enclin à une véritable
décentralisation, à travers une régionalisation dont tout le monde
reconnaît l’intérêt. C’est tout le dilemme qu’a exposé Olivier Mariotte.
Jean-Paul Ortiz, Président
du SYMHOP, a mis en évidence les attentes déçues des responsables des CME.
Cette déception allie nos confrères des CME de l’hôpital public qui voient
disparaître une partie de l’indépendance médicale et risquent, au
contraire, de se trouver, en terme de caution, face à un directeur tout
puissant. L’exemple récent de l’hôpital de Stafford en Angleterre montre
le danger, en terme de qualité des soins, de laisser les comptables seuls
maîtres de l’organisation hospitalière. Concernant les CME du privé, nous
avons la satisfaction de les voir reconnues, mais bien peu de choses sont
précisées actuellement dans leur champ d’activité, leurs moyens matériels
et humains, et enfin le défraiement pour ceux des praticiens qui
s’engagent dans toutes les missions transversales. Nous ne reviendrons pas
sur le côté inacceptable d’une contractualisation directeur-ARS-directeur
d’établissement, qui peut limiter les activités des praticiens en secteur
2, voire rompre leur contrat sans indemnités.
Denis Constantini, Trésorier du SYNMAD, a repris la
problématique de l’accessibilité aux soins qui a été une des motivations
du Président Sarkozy : problématique liée au dépassement d’honoraires,
mais plus généralement à l’ensemble des pénalités financières imposées,
depuis deux ans, par le gouvernement à nos concitoyens qui ne respectent
pas strictement le parcours de soins. Là encore, la réponse du secteur
optionnel proposée par la CSMF attend toujours l’aval de la Ministre,
alors que c’est le seul moyen de répondre, à terme, pour tous les
hépato-gastroentérologues, quel que soit leur secteur d’activité, à des
honoraires opposables largement insuffisants. La répartition géographique
constitue un problème à court et moyen terme, qui ne touche pas que les
médecins généralistes, et la chute du nombre d’hépato-gastroentérologues
prévue dans les prochaines années doit nous inciter, plus que jamais, à
des regroupements et à des restructurations de nos
activités.
Pour terminer,
Jean-François Thébaut, Vice-président du CNFMC, Président des
cardiologues, nous a exposé la saga de la formation médicale continue, de
l’évaluation des pratiques professionnelles qui sont maintenant devenues
«DPC : développement professionnel continu». Sous tous ces termes, se
cache l’incompétence de l’Administration, incapable de finaliser ses
textes depuis 1995. Heureusement, les hépato-gastroentérologues ont créé,
depuis plus de 25 ans, une FMC efficace, paritaire, dont le SYNMAD est
fier d’avoir été à l’initiative, et qui doit perdurer dans son
indépendance. Nous avons également rappelé que le Collège EPP-HGE est le
seul actuellement à être reconnu par tous les organismes concourant à
l’EPP et à avoir, ce qui est plus important, impliqué, dans ses diverses
actions, plus de 400 hépato-gastroentérologues. Le module MEHGE permet, à
ceux qui l’utilisent, de respecter la démarche qualité dans le cadre des
comptes-rendus labellisés et, accessoirement, de rester dans les bornes de
l’accord du bon usage des soins sur les
coloscopies.
En résumé, un
symposium particulièrement utile au moment où nous devons toujours espérer
améliorer, à travers les débats au Sénat, une loi indispensable mais pour
l’instant bien mal écrite.
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