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Editorial du président
le 15/03/2010 par Dr. Thierry HELBERTComme ils l'avaient annoncé précédemment, les Docteurs Jean-François REY et Jacques CORALLO ont démissionné de leur poste de Président et de Secrétaire Général du SYNMAD au mois de juin 2009. Cette démarche volontaire avait pour but de permettre à un nouveau Bureau de prendre ses marques, avant les nouvelles élections qui ont eu lieu en ce début d'année 2010 et, par lesquelles, vous avez élu les Docteurs Patrick GASSER, Thierry PONCHON et Éric VAILLANT. Après près de 20 ans de présence au Bureau du SYNMAD, le Docteur Philippe HOUCKE a donc choisi de se retirer, du moins officiellement de la vie syndicale. Membre fondateur du CREGG, le Docteur Philippe HOUCKE a œuvré depuis toujours pour l'intérêt commun en s'engageant fortement dans toutes les structures représentatives de notre spécialité. Nous soulignerons ici ses postes de Président du CREGG, de la FMC-HGE, du Collège EPP HGE, son poste d'administrateur de la SFED et, tout récemment, celui de la SNFGE ; connu et reconnu pour ses positions parfois un peu tranchées, il est pour moi un ami fidèle et a été, avec quelques autres, (notamment Robert CASTRO, Gérard SCHENOWITZ, Philippe GUYOT), un guide et un soutien dans mon parcours politique. A l'heure de sa retraite syndicale, c'est toute la communauté hépato-gastroentérologique libérale, mais aussi hospitalo-universitaire, qui peut le remercier chaleureusement de son engagement dans la défense de la profession. Comme ses prédécesseurs, notre Président sortant, Jean-François REY, a donc volontairement laissé sa place de façon anticipée pour m'accompagner quelques mois dans l'apprentissage de la fonction de Président, oh combien intéressante, mais qui nécessite fermeté et conviction. Les actions qu'il a menées, pendant plus de 10 ans, n'ont pas toujours été reconnues et saluées comme elles auraient dû. Je ne citerai ici que la défense acharnée des revenus des hépato-gastroentérologues, aboutissant à l'absence de perte financière quant aux deux actes phares endoscopiques de notre spécialité, que sont la gastroscopie et la coloscopie ,et à la prise en charge, par les établissements de santé, du matériel endoscopique et de sa maintenance ; au final, c'est grâce à son action syndicale que nos revenus ont augmenté de 8 % environ ces dernières années, dans un contexte de sinistrose médicale. Comme l'avait fait Claude MAFFIOLI, la présence aux plus hautes fonctions de la C.S.M.F. ou de l'U.ME.SPE., d'un hépato- gastroentérologue, est un honneur pour notre profession et le garant d'une écoute bienveillante vis-à-vis du SYNMAD, au moment d'arbitrages politiques ou financiers. Le SYNMAD a soutenu Jean-François dans sa réélection à la Présidence de l'U.ME.SPE et le félicite chaleureusement pour cette preuve, probablement ultime, de son engagement politique. Je serai toujours à ses côtés pour vous défendre et porter vos revendications. Si Jacques CORALLO n'est plus notre secrétaire général, il a accepté de rester quelques temps à nos côtés pour continuer à œuvrer pour le bien collectif, cet effort supplémentaire à l'heure d'une retraite bien méritée souligne, si besoin était, le travail parfois obscur et l'abnégation d'un homme au service des autres. L'année 2009 a permis au nouveau Bureau de mener à bien quelques actions fortes. Après plusieurs mois de négociations, et sous l'impulsion de Michel GREFF, et de Guillaume CADIOT, la FMC-HGE, dont le SYNMAD est un membre fondateur, a vu ses statuts remaniés. Le SYNMAD et la SNFGE sont les garants incontournables de la pérennité et de la qualité de notre association qui, depuis plus de 28 ans, vous a proposé des programmes de FMC qui vous donnent entière satisfaction ; ils sont même aux yeux d'autres spécialités, l'exemple d'une FMC paritaire, constructive et adaptée. A l'heure de la loi HPST et de la mise en place du Développement Professionnel Continu (DPC), la naissance d'un Conseil National Professionnel en hépato-gastroentérologie est proche. Ce Conseil National Professionnel doit représenter l'ensemble des acteurs reconnus de notre spécialité que sont les sociétés savantes, la formation médicale continue, les organismes agréés et le syndicat. Les conséquences de la loi HPST pour les hépato-gastroentérologues libéraux sont immenses et peuvent être délétères ; le SYNMAD saura revendiquer sa juste place, mais toute sa place, dans ce Conseil National Professionnel, comme il l'a revendiquée dans la formation médicale continue. D'autres actions ont été initiées durant cette année, notamment pour défendre la cancérologie digestive et aider nos mandants à bénéficier des services d'avocats spécialisés en expertise médicale à des tarifs préférentiels. Le SYNMAD veillera à ce que certains de ses représentants soient investis, par l'U.ME.SPE. au sein des Unions Régionales des Professionnels de Santé (URPS), car là encore nous ne serons jamais mieux défendus que par nous-mêmes. Je tenais, avec le Bureau du SYNMAD à remercier chaleureusement les plus de 1 000 adhérents à jour de leur cotisation, qui sont la légitimité de nos actions. Merci également à tous ceux qui nous ont fait part de leurs problèmes ou de leurs critiques, car être Président d'un syndicat c'est parfois faire des choix difficiles et c'est par vos réactions et vos critiques que nous pouvons continuer à avancer et porter vos revendications. Nous vous engageons donc à poursuivre nos échanges même et surtout si la ligne politique que nous menons vous paraît obscure ou troublante. Nous continuerons bien évidement à communiquer au maximum avec vous par l'intermédiaire des journaux faxés, du journal électronique du SYNMAD et au moment des diverses réunions nationales ; nous allons mettre en place des réunions régionales tous les quatre mois où nous aurons donc le plaisir de nous rencontrer et de discuter de vive voix. A très bientôt donc.
le 31/01/2010 par Thierrry HELBERTLA NOTION D'ACTE GLOBAL Un groupe de travail associant le Président de la CHAP, (Commission de Hiérarchisation des Actes et des Prestations), le Département des Actes de la CNAMTS et les représentants des syndicats médicaux a élaboré une méthode permettant de définir les actes de la CCAM dont l'honoraire recouvre le suivi "habituel" des 15 jours post-interventionnels. Cette méthode permet de déterminer si l'acte de la CCAM répond à cette règle. Pour les nouveaux actes inscrits à la CCAM, la hiérarchisation de l'acte (score de travail, durée globale) tiendra compte de cette surveillance des 15 jours post-interventionnels. L'acte global inclut pour le médecin qui l'effectue les conséquences directes de l'intervention pendant une période de 15 jours. Sont concernés les actes thérapeutiques ou les actes diagnostiques dit "invasifs". Les actes diagnostiques non "invasifs" ne sont pas retenus .En hépato gastroentérologie les actes qui ont été retenus par cette commission sont les actes d'endoscopie interventionnelle repérés par la 4ème lettre du code : la lettre E .Mais aussi ceux repérés par la 3ème lettre du code : A, C, E, S, F, G, K, L, N et P, associés ou non avec la lettre E en 4° position. A partir de cette liste il est proposé une modification des articles 6 et 7, du livre 1 de la CCAM à savoir: Il est proposé de repérer par le code PI (suivi post interventionnel) les actes chirurgicaux non répétitifs et réalisés en équipe sur un plateau technique lourd. Mais aussi les actes interventionnels dont la réalisation en établissement de santé est nécessaire à la sécurité des soins et, les actes d'anesthésie réanimation accompagnant ces actes. Le tarif de ces actes couvre, pendant une période de quinze jours après la réalisation de l'acte le suivi de l'acte hors complications et les conséquences directes liées à l'acte, que le patient soit hospitalisé ou non. Le SYNMAD a été saisi par l'Umespe et la CHAP afin de valider l'ensemble des libellés touchés par cette modification.
En pratique : Le SYNMAD mettra sur son site la liste des actes concernés par le code PI, après leur parution au journal officiel. En espérant avoir éclairé un tant soit peu la méthodologie de la tarification.
le 31/12/2009 par Thierrry HELBERT
A partir de 2010, il ne sera plus possible à un hépato-gastroentérologue non reconnu compétent en oncologie de primo prescrire une chimiothérapie anticancéreuse.
le 30/11/2009 par Thierry HELBERTLa reprise de la négociation conventionnelle est effective depuis la fin de la semaine dernière et sera consacrée, à ce qui a motivé la loi HPST : l'accès aux soins. L'objectif de cette négociation pour les institutionnels est de trouver des pistes pour garantir un égal accès aux soins de la population sur tout le territoire et, tenter de sortir du problème épineux du secteur 2. Pour le SYNMAD cette négociation conventionnelle est encore et toujours un moment pour confirmer les besoins impérieux spécifiques aux hépato gastroentérologues. En premier lieu et comme nous n'avons cessé de le marteler, il est inenvisageable et impensable de voir l'endoscopie œsogastroduodénale et la coloscopie à nouveau soumises aux spectres de la décote. IL est utile de rappeler encore une fois, que depuis 15 ans ces 2 examens restent valorisés à 96 et 153€, alors que le nombre de points travail issu de contraintes en aval du travail de nos sociétés savantes était respectivement de 68 et 123 points soit 63 euros et 115 euros de rémunération Dans le cadre de l'objectif de convergence négocié par le SYNMAD et l'U.ME.SPE, un plan de lissage de ces actes dit perdants avait été entériné. Mais à ce jour seul deux tiers de la décote initiale ont été gommés. La remise en question systématique, par certains de nos partenaires conventionnels, de ce dernier tiers fait fi des accords passés. Un tel mépris de la parole donnée est irrecevable voire, irrespectueux pour la profession. En parallèle il faut obtenir, comme cela était prévu dans la méthodologie initiale, une revalorisation du taux de charge de notre spécialité. Celui-ci atteint pour 2006, dernière année connue, 50,8% de nos honoraires. Il est bon de rappeler là encore que le taux de charges pris en compte est toujours fixé à 49%. De la même manière le SYNMAD sera très vigilant à l'obtention d'une valorisation du facteur de conversion monétaire qui n'a pas bougé depuis la mise en place de la CCAM, alors qu'il devait être revu tous les ans ! L'endoscopie digestive reste la principale source de revenus des hépato-gastroentérologues (environ 70%), mais occupe au final la moitié de leur temps de travail. Les données de la CCAM montrent une stabilité des actes diagnostiques d'endoscopie digestive et une augmentation des actes thérapeutiques et notamment l'exérèse endoscopique de lésion colique. En terme de volume l'endoscopie œsogastroduodénale et la coloscopie représentent 90% de nos actes et elles doivent être rémunérées à leur juste prix. Le deuxième point sur lequel le SYNMAD insistera est celui de la rémunération des astreintes. En effet, les Gastro-entérologues travaillent pour la plupart dans des structures d'hospitalisation privée recevant des urgences 24H/24H et 7 J /7. IL est absolument anormal que nous ne soyons pas rémunérés pour ce travail effectif comme le sont actuellement nos confrères chirurgiens, ou anesthésistes, car nous sommes tout autant appelés que nos collègues en garde pour prendre en charge ces urgences que se soit à titre consultatif ou à titre d'endoscopie thérapeutique (hémorragie digestive, pathologie aigue, bilio-pancréatique...). Par ailleurs la possibilité pour les hépato gastroentérologues ayant validé leurs acquis ou ayant une compétence ordinale particulière de prescription des chimiothérapies reste un problème entier sur lequel nous serons extrêmement attentifs. L'hépato gastroentérologie spécialité hautement médico-technique a besoin également d'une reconnaissance et d'une valorisation des consultations lourdes notamment dans la prise en charge des maladies chroniques inflammatoires de l'intestin et des hépatopathies chroniques. De façon plus globale, le SYNMAD s'inscrit totalement dans la démarche de l'U.ME.SPE quant à l'ouverture du secteur optionnel à l'ensemble des médecins spécialistes, le plus rapidement possible, et par ailleurs, à la reconnaissance de nos activités non soignantes, puisque, exercées en structure hospitalière privée, nous sommes de plus en plus occupés par des tâches administratives non rémunérées, (CME, CLIN accréditation des établissements, comité du médicament, STAFF, réunions d'UCPO), cette activité se fait soit en dehors de nos heures de travail, soit au détriment de celles-ci et le problème de sa rémunération devient aigu
Soyez certains que nous ferons tout pour nous faire entendre au sein de l'U.ME.SPE, mais que la voix de votre Président portera d'autant plus que le nombre d'adhérents qu'il représente est important. Nous sommes en léger retrait par rapport à d'autres spécialités et il est important qu'en cette fin d'année vous fassiez un effort pour franchir la barre symbolique des 1 000 adhérents, barre que nous avions atteinte à l'époque de la mise en place de la CCAM. Nous comptons donc sur votre soutien, preuve de la légitimité de notre engagement politique.
le 01/07/2009 par Jean François REY
Malgré tous ses défauts, avec son gigantisme et ses multiples présentations, la semaine américaine de gastro-entérologie reste un des éléments importants dans l’information et la formation des hépato-gastroentérologues au niveau international. D’autres réunions sont également appréciables : la confidentielle réunion japonaise d’endoscopie du printemps, informative mais avec la barrière de la langue, et la semaine européenne de pathologie digestive de l’automne qui prend, depuis quelques années, son essor, auxquelles nous avons personnellement participé. Ceci se fait bien sûr en complément des Journées Francophones.
Il y a plus de vingt ans, dans la suite, à la Nouvelle Orléans, du directeur médical de SKF, nous avions été frappés par la faiblesse de la représentation française (36 participants) mais surtout par le fait que seuls 4 libéraux bénéficiaient d’invitations de l’industrie pharmaceutique. Alors Président du CREGG, nous avions fortement incité, d’une part, nos confrères à venir nous rejoindre chaque année, d’autre part, à faire comprendre à l’industrie pharmaceutique que la formation continue, la participation à un congrès de niveau international, intéressent aussi bien nos confrères libéraux que les hépato-gastroentérologues hospitaliers. Ce message a été entendu, parfois au-delà de certaines limites, et nous avions été les premiers à rappeler l’importance que ceux invités à cette réunion y participent réellement et ne viennent pas pour faire du tourisme. Du 30 mai au 3 juin 2009, environ une centaine d’hépato-gastroentérologues français ont participé à Chicago à la DDW et, de nouveau, une poignée de libéraux. Bien sûr, les restrictions financières imposées à l’industrie pharmaceutique ont diminué les budgets mais, de nouveau, on retrouve un déséquilibre entre des confrères hospitaliers salariés qui, par ailleurs bénéficient, de par leur statut, de crédits de formation vis-à-vis de confrères libéraux dont les tarifs sont bloqués, sinon les revenus, depuis plusieurs années, et qui, lorsqu’ils ne sont pas à leur cabinet, ont forcément une perte financière d’activité. Il est temps de réagir. Cette absence d’invitations du secteur libéral est sans doute, d’une part, liée à une démotivation que l’on retrouve dans toutes les verticalités mais d’autre part, à une politique d’association, voire de soumission, comme nous l’avons vu pour les journées nationales de formation continue, aux désirs et à l’hégémonie de la SNFGE. Il fut un temps où nous avions fièrement brandi le drapeau du CREGG en nous opposant pour être respectés. Il faut craindre que la politique d’association au cours de ces dernières années, se fasse uniquement au bénéfice des intérêts du Secrétaire Général de la SNFGE qui défend d’une manière logique sa société, comme le défendait à l’époque J.J Bernier. Vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, il représente donc une entité remarquée par rapport à la faiblesse du secteur libéral qui, par ailleurs, ne présente plus de travaux au niveau international, contrairement à ce que nous avons initié. Chicago est une erreur, il faut redresser la barre, s’opposer si besoin pour exister, comme nous l’avons fait par le passé, ou accepter d’être mis sous tutelle. Ayant retrouvé ma liberté de parole après ma démission du SYNMAD, je peux retrouver ma pugnacité juvénile d’hépato-gastroentérologue libéral.
le 30/05/2009 par
Au moment où, à travers la loi HPST, les attaques se multiplient vis-à-vis de l’ensemble des médecins, il est important de rester unis, malgré nos différents modes d’exercice ou d’activité. Les structures hospitalières publiques doivent évoluer pour retrouver un dynamisme et une efficience, mais il est extrêmement dangereux de laisser les projets médicaux et l’organisation des soins sous la seule autorité d’un directeur d’établissement, forcément plus enclin à assurer, pour les patients, maîtrise comptable que maîtrise médicalisée. Ceux qui stigmatisent le corporatisme médical, et en particulier le Président du CISS, Christian Saout, sont bien mal placés pour nous donner des leçons car, par son métier de magistrat, le Président du CISS est un expert en connaissance du protectionnisme de ses membres et du corporatisme. Pour les praticiens libéraux, les positions inacceptables d’un petit nombre, que nous avons toujours dénoncées, sur des refus de soins aux patients CMU ou des honoraires ne correspondant pas «au tact et à la mesure», ne doivent pas faire oublier que 60% des hépato-gastroentérologues exercent en secteur 1 et que la très grande majorité de ceux exerçant en secteur 2 respecte les conditions déontologiques. Là encore, prenons garde dans nos expressions vis-à-vis du public et de la presse : les déclarations imprudentes de quelques-uns, manipulés par les médias, peuvent conduire les Députés et les Sénateurs à pénaliser l’ensemble des hépato-gastroentérologues. Il faut également rappeler que nos revenus sont tout juste dans la moyenne de ceux des spécialistes libéraux, et bien inférieurs à nos confrères européens. Le manque d’attrait de nos jeunes collègues pour le secteur libéral est sans doute en partie expliqué par le faible différentiel qui existe désormais entre le salariat et le secteur libéral, lorsque l’on inclut pénibilité, temps de travail, charges et retraite. La solidarité, c’est également ne pas faire l’erreur de répondre à quelques confrères d’exercice particulier et de revenus élevés, de vouloir ouvrir la boîte de Pandore de la CCAM des actes techniques pour revaloriser de quelques dizaines d’euros les interventions compliquées, qui le justifieraient certainement du point de vue intellectuel, mais dévaloriseraient immédiatement, dans le cadre d’une enveloppe fermée, les actes de base pratiqués par l’ensemble de nos confrères. Ayant développés, depuis de nombreuses années, une expertise en endoscopie thérapeutique, nous avons toujours privilégié, dans nos discussions avec l’Assurance Maladie et le Ministère, la défense globale de tous nos confrères, même si certains nous reprochent, sans doute à juste titre, de ne pas avoir été assez efficaces pour obtenir les revalorisations qu’ils méritent mais que ne reconnaissent pas, à leur juste valeur, ni les politiques ni l’Assurance Maladie, qui tendent toujours une oreille bienveillante aux demandes de quelques spécialités chirurgicales qui s’estiment aussi, à juste titre, sous évaluées mais dont les revenus finaux en fin d’année sont de 30 à 40% plus élevés que ceux des hépato-gastroentérologues, sans que la technicité, la pénibilité ou la permanence des soins expliquent un tel écart. Dans ce contexte difficile, nous vous demandons de rester tous unis car c’est dans le collectif que nous pouvons nous défendre et que nous devons apporter nos forces et notre soutien à votre nouveau Président, Thierry Helbert.
Docteur Jean-François REY Président
le 07/05/2009 par J-F. REY
Comme un certain nombre de spécialités médico-techniques, les hépato-gastroentérologues ont été parmi les premiers à créer des cabinets de groupe, il y a une trentaine d’années, et ceci a même été l’occasion d’imaginer le CREGG comme moyen d’unifier cette démarche. L’U.ME.SPE vient de mettre en place un concept de Maisons de Spécialistes qui complète cette approche et doit permettre une meilleure lisibilité de la médecine spécialisée de proximité.
En effet, dans le cadre de la loi HPST, si la notion de médecin de premier recours est définie, si la création de maisons de santé est favorisée, le rôle des médecins spécialistes à exercice exclusif de proximité est oublié ou marginalisé. Nous avons pensé qu’il était donc indispensable de favoriser, en particulier, pour les spécialités cliniques, une forme de regroupement, leur permettant, en mutualisant les moyens, d’offrir un projet médical basé sur une meilleure accessibilité, des moyens modernes de secrétariat et d’informatique, et de constituer, à côté des maisons de santé, à côté des cabinets libéraux, à côté des structures hospitalières, un lieu où pourront s’adresser médecins traitants et patients, assurant une continuité des soins à travers des possibilités de consultations rapprochées et de consultations d’expertise, évitant également un recours inutile aux urgences et aux hospitalisations. Pour ceux qui sont isolés, pour ceux exerçant dans des bassins de population restreints, c’est une chance qu’il faut saisir, en sachant que ce regroupement permettra également d’attirer nos jeunes confrères qui ne veulent plus massivement d’un exercice libéral isolé. En développant ce concept, nous mettrons en place des partenaires nous permettant de le réaliser. Il est important que vous diffusiez cette information et ceux qui veulent «servir de locomotive» pour réunir plusieurs spécialités libérales sont les bienvenus et peuvent nous contacter. Nous ferons tout pour les aider de passer de la conceptualisation à la réalisation.
le 01/04/2009 par
Il est intéressant de noter, dans notre pays, la position à la fois forte mais constamment rejetée de la représentation syndicale. Ce ne sont pas les méthodes directes du Président Sarkozy qui nous inciteront à remettre en cause cette constatation. De par l’organisation des relations sociales et professionnelles en France, les organisations syndicales et leurs représentants sont incontournables pour tout ce qui concerne l’organisation des relations professionnelles et, plus généralement, l’organisation du travail. Le syndicalisme médical n’échappe pas à cette règle. A titre d’exemple , les conventions et les fonds de formation professionnelle du FAF ne peuvent faire l’objet de modification, sans que ceci implique des avenants aux codes professionnels ou aux codes du travail. Fort de cette légitimité, on pourrait penser que les syndicalistes conçoivent des relations fortes avec les différentes autorités de tutelle, puisque partenaires ou adversaires obligés. En réalité, il n’en est rien et, régulièrement, les autorités de tutelle ou les politiques essaient de diluer la représentation syndicale à travers des forums, des états généraux, voire tentent de noyer le rôle légitime des syndicats dans des collèges professionnels, ces dernières organisations ayant toute notre approbation pour l’organisation des pratiques médicales, mais certainement pas celle de la vie professionnelle ; d’autant plus qu’en fonction des verticalités, la représentativité peut être mise en question : parité salariés-libéraux, mais dans certaines spécialités, les libéraux représentent 2/3 des professionnels parfois, moins fréquemment l’inverse dans d’autres verticalités, en ce qui concerne les salariés.
Le mode électoral aussi a changé les interrogations, et l’on reste souvent sur le mode traditionnel paternaliste de responsables scientifiques universitaires choisissant ou favorisant, en dehors des intérêts généraux de la profession, quelques libéraux, le plus souvent fiers de pouvoir s’asseoir à la grande table, de la même manière qu’ils acceptent un poste d’attaché dans les structures hospitalières. Bien sûr, ceci n’est pas une généralité mais une constante forte, alors que dans le monde syndical, seules des élections générales à bulletin secret sont la règle, et nous savons tous que chaque assemblée générale est pour le Président, aussi populaire soit-il, un moment à haut risque face à ses mandants. Car une des constantes de l’action syndicale, tant pour les syndicats de salariés que les syndicats médicaux, est malheureusement, au quotidien, un combat de défense qui ne permet pas de grandes avancées, voire obtenir des résultats immédiats et tangibles pour nos mandants. Le contexte économique actuel ne fait que renforcer cette tendance. Nous passons plus de temps à défendre des positions légitimes qu’à espérer des avancées tarifaires ou professionnelles. Il faut noter, dans le monde médical, une embellie entre 2004 et 2007 où le politique nous a inclus dans ses modes de réflexion et nous a permis de participer, d’une manière efficace, à de nouvelles organisations de soins mais, également de sortir le monde libéral d’un corporatisme ancien en impliquant chacun d’entre nous dans les conséquences médico-économiques de ses prescriptions. En effet, pour l’Administration (ministère, DHOS, INCa, HAS, AFSSAPS…), le syndicalisme est un passage obligé et forcément un gêneur, un empêcheur de tourner en rond, d’où la tentation d’essayer de le contourner, en utilisant des associations professionnelles, des sociétés scientifiques, des experts autoproclamés. Le dernier partenaire auquel nous devons être particulièrement attentifs est celui des associations de patients. Celles-ci sont légitimes, dans un monde moderne où la communication se fait par voie électronique, où les patients sont de plus en plus informés et où nous médecins les avons, pendant de trop nombreuses années, laissés dans une relation de dépendance ou de paternalisme. La relation médecin-malade est rénovée dans un monde moderne, elle doit être un lien de confiance entre deux adultes. Nous devons prendre garde à ne pas la négliger, et un certain nombre de questions dérangeantes, notamment sur les relations entre les médecins et l’industrie pharmaceutique, sont portées actuellement, notamment aux Etats-Unis, par les associations de patients. Le syndicalisme est bien évidemment un empêcheur de tourner en rond pour certains collègues hospitalo-universitaires qui rêvent de reprendre un pouvoir qui s’est dilué, au fil du temps, sur le monde libéral à travers la FMC, l’EPP et maintenant le DPC. Les sociétés savantes ont un rôle important en tant que moteur scientifique et doivent initier des travaux de recherche pour l’ensemble de la profession. Bien évidemment, lorsqu’il s’agit de recommandations professionnelles avec la HAS, les enjeux sont beaucoup plus sérieux, et il faut prendre garde que des mesures pleines de bonnes intentions sur l’amélioration des pratiques, si elles sont implémentées trop rapidement, puissent conduire à des effets inverses, tant en ce qui concerne les structures hospitalières que les praticiens libéraux. A titre d’exemple, en hépato-gastroentérologie, il est intéressant de voir que les recommandations sur le suivi des polypectomies ou coloscopies ont été élaborées au niveau national et international par la profession, approuvées par la HAS, et que, sous le contrôle de la Haute Autorité, nous avons signé un accord de bon usage des soins dont les bornes étaient largement inférieures aux bonnes pratiques professionnelles définies par nos sociétés savantes. En moyenne dans 4% des cas, ces recommandations ne sont pas appliquées par les hépato-gastroentérologues, certains ayant des dérives de plus de 10 ou 20%. D’où l’importance de développer des aide-mémoires, comme nous l’avons fait à travers l’outil informatique MEHGE. Enfin, le syndicalisme est forcément un empêcheur de danser en rond pour l’industrie pharmaceutique. Les relations entre les médecins et l’industrie pharmaceutique sont anciennes, elles doivent devenir plus transparentes que par le passé, et parfois, dans le cadre de la maîtrise médicalisée, le syndicalisme est amené à prendre des engagements contraires aux intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique. C’est un nouveau mode relationnel ; il a créé, au début, des agacements et des surprises de la part de nos partenaires, mais avec le temps, ils ont bien compris que l’intérêt général, pour notre système de soins et pour les patients, passait au-delà des intérêts immédiats, financiers et légitimes de l’industrie pharmaceutique. D’ailleurs, les grands groupes ne s’y sont pas trompés : ils désinvestissent dans la visite médicale et retirent de la pression sur les prescripteurs, même si ceux-ci restent globalement indépendants, pour s’impliquer dans les observatoires, favoriser l’observance et la coordination des soins, en un mot, participer au «Managed care». Là encore, des règles de transparence sont en train d’être écrites par le législateur. Toutes les réunions, toutes les publications font maintenant l’objet de déclarations de conflit d’intérêt. Il est tout à fait normal que les médecins participent aux travaux initiés par l’industrie pharmaceutique, soutenus par celle-ci comme elle soutient massivement en France la formation médicale continue, encore faut-il qu’il n’y ait pas d’implication directe dans les programmes ou les recommandations. Cette transparence, elle doit être également financière. Dans le monde libéral, tous ceux qui participent à des travaux le font sur leur temps de travail ou de loisirs ; il faut que les mêmes règles s’appliquent au secteur hospitalier. Comme le rapport IGAS l’a montré, les dépassements d’honoraires sont globalement légitimes mais un petit nombre de confrères oublient «le tact et la mesure» et pénalisent l’ensemble de la communauté. Il ne faut pas que la dépendance financière d’un petit nombre, vis-à-vis de l’industrie, conduise à des scandales, comme cet anesthésiste américain qui a «bidonné» les essais cliniques pour de grands laboratoires pendant dix ans, ou quelques collègues hospitalo-universitaires, toutes disciplines confondues : on peut d’ailleurs se demander comment ils remplissent leur mission de salarié en terme de soins, de recherche, et d’enseignement, tout en ayant des responsabilités importantes et chronophages dans les sociétés savantes, de conseil ou d’initiateur d’essais cliniques pour l’industrie pharmaceutique, voire pour certains, un mandat à l’Assemblée Nationale, et in fine, des revenus issus de leur activité extra-hospitalière largement supérieurs à leur salaire. Comme les dépassements anormaux, les situations marginales devront être clarifiées. Dans ces conditions, il faut savoir que l’implication dans le syndicat est toujours source de pression, le pouvoir de droite ou de gauche utilisant les armes de l’Etat pour tenter de raisonner, d’amadouer, ou de contraindre le syndicalisme. A titre d’exemple, tout syndicaliste doit s’attendre à un contrôle de la sécurité sociale sur son activité médicale, de l’URSSAF, de l’administration fiscale, non seulement sur la manière dont il gère le financement des syndicats et associations, mais également sur ses biens personnels et familiaux. La force du syndicalisme est de subir ces contrôles sans résultats négatifs, ce qui le renforce dans son indépendance. Dernière arme que le politique a tenté d’utiliser : celle du Conseil de la Concurrence pour museler les revendications tarifaires, en imposant des amendes financièrement insupportables qui ont heureusement été annulées en totalité par la justice car, malgré ces aléas, nous restons dans un pays de droit, et tel l’arroseur arrosé, c’est souvent le politique qui a des difficultés à justifier un certain nombre de ses actions face à la loi. En deux mots : le métier de syndicaliste nécessite pugnacité, fermeté, et sérénité, en sachant que, contrairement aux autres actions que nous menons dans la profession, au niveau scientifique, au niveau de l’enseignement, il n’y a jamais de grande victoire, jamais de grand soir, mais une continuité dans la défense globale de la profession aux dépens, bien sûr, de quelques individualités qui sont souvent agissantes et bruyantes mais relèvent d’intérêts particuliers. Docteur Jean-François REY Président
le 04/03/2009 par
Des menaces pèsent de nouveau sur l’endoscopie digestive. Outre le risque que nous avons souligné d’appliquer la hiérarchisation initiale de la CCAM, bien sûr amputée des 60 % de lissage qu’a pu obtenir le SYNMAD grâce à l’action syndicale et la convention, mais également d’autres menaces se font jour, à travers une décision de la Cour de Cassation sur un accident de coloscopie sur lequel nous reviendrons.
En bref, il s’agit d’une coloscopie diagnostique où il est reproché au gastroentérologue d’avoir touché la paroi du côlon, ce qui ne serait pas une bonne pratique médicale mais une maladresse. Outre le débat de forme sur la compétence des experts et la pertinence des juges dans ce domaine, cette décision risque d’entraîner des condamnations massives pour toutes les perforations de coloscopie diagnostique. Heureusement, celles-ci restent rare mais, alors que nous sommes considérés, par les assureurs, comme une profession médicale sans risque particulier, nous risquons de voir augmenter, d’une manière importante, les primes d’assurance, si cette décision entraînait des condamnations multiples. Là encore, nous n’avons aucune possibilité préventive, puisque, contrairement, aux chirurgiens et aux anesthésistes, il n’est pas possible de mettre en place des procédures de type pré-risque : quel est l’hépato-gastroentérologue qui n’a jamais touché la paroi du côlon au cours d’une coloscopie ? Probablement nos rares confrères ne faisant pas ce type d’exploration. Dernier point d’information : La dernière version de la tarification à l’activité, qui doit être mise en place le 1er mars, verrait une baisse de la prise en charge de certains actes d’endoscopie. Nous attendons le texte final, mais il convient de souligner qu’il s’agit d’une décision des Fédérations hospitalières, et que ceci ne peut, en aucun cas, remettre en cause le niveau de qualité de matériel ni de redevance demandé aux hépato-gastroentérologues exerçant dans les établissements de soins privés. Comme vous le voyez, l’actualité est riche. Plus que jamais, vous avez intérêt à adhérer et à soutenir le SYNMAD.
le 02/02/2009 par JF. Rey
Comme nous l’avons écrit, depuis plusieurs semaines, nous faisons face, dans toutes les réunions, à des menaces sur les cotations des actes de base des hépato-gastroentérologues que sont la gastroscopie et la coloscopie. La Ministre de la Santé a donné l’ordre au Directeur de l’UNCAM d’appliquer la hiérarchisation défavorable et injuste contre laquelle le SYNMAD a lutté, jusqu’ici avec succès, depuis 2001. Ceci entraînerait une baisse de 5 à 8 % des tarifs de remboursement des actes de base d’endoscopie et c’est bien sûr dans un contexte totalement inacceptable de blocage de ces tarifs depuis près de quinze ans.
Parallèlement, nous entendons des rumeurs sur des modifications de la valeur des GHS. Dans ce cadre, il faut rappeler aux directeurs de clinique que cette tarification relève de leurs négociations et de leur choix. Si leurs fédérations acceptent une baisse de certains GHS d’endoscopie au profit d’autres spécialités, c’est l’équilibre financier de certains établissements qui sera remis en cause, mais ceci ne peut, en aucun cas, se retourner vers les médecins, puisque nous rappelons que l’Assurance Maladie rembourse les frais en personnel et en matériel nécessaires pour la réalisation des actes d’endoscopie digestive selon le décret d’avril 2001. Les syndicats médicaux n’ont pas accès aux négociations des fédérations hospitalières avec la mission T2A, en sachant qu’il s’agit plus de réunions de travail que de véritables négociations et que les décisions finales se font au Cabinet du Ministre. Dans ce contexte, sachez qu’à travers la défense des radiologues que nous menons dans le cadre de l’U.ME.SPE, c’est toute la défense des actes techniques qui est en cause. Plus que jamais, il est important que vous renforciez le SYNMAD, seule structure dans la profession amenée, au quotidien, à vous défendre, face à toutes les attaques des diverses structures administratives puisque, par définition, nous représentons, dans toutes ces réunions, la profession. |
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